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Bref historique – A brief history

BREF HISTORIQUE  par D. Muzerelle et O. Merisalo[1]
 
Les prémisses d’un regroupement international des paléographes remontent à 1953. A cette date se tint à Paris, sur une initiative de Charles Samaran, un premier « Colloque international de paléographie » organisé par le Centre national de la recherche scientifique et la Bibliothèque nationale [2]. Les savants réunis à cette occasion jetèrent les bases d’un vaste programme, dont les deux principaux axes consistaient dans : — le recensement de tous les manuscrits médiévaux dont la date et l’origine peuvent être établis par des critères objectifs (« manuscrits datés ») ; — l’établissement d’un glossaire international des termes en usage dans l’analyse des écritures historiques et l’étude des manuscrits.
 A BRIEF HISTORY  by D. Muzerelle and O. Merisalo[3]  

The founding of an international group of palaeographers goes back to 1953. In that year, on the initiative of Charles Samaran, the first “Colloque international de paléographie” was held in Paris, organised by the Centre national de la recherche scientifique and the Bibliothèque nationale.[4] The scholars gathered on this occasion drew up an ambitious programme, of which the two principal objectives were : — a census of all medieval manuscripts for which the date and origin could be established by objective criteria (the so-called “dated manuscripts”); — the establishment of an international glossary of terminology used in the analysis of historical scripts and the study of manuscripts.
Pour assurer la mise en oeuvre de ce programme, ils souhaitèrent que fût constitué un organisme officiel et permanent. C’est ainsi qu’après différentes formalités, le comité d’organisation du colloque, étoffé de plusieurs autres savants, se transforma en 1957 en Comité international de paléographie. To ensure the execution of this programme, they decided to establish an official and permanent organisation. Thus, after various formalities, the organising committee of the colloquium, plus several other scholars, was transformed in 1957 into the Comité international de paléographie.
Ce Comité originel était un organisme réduit, de caractère officiel et essentiellement technique, comptant à peine une vingtaine de membres. Son rôle consistait à entretenir la concertation entre les responsables des équipes mises en place ou envisagées, dans les différents pays, pour appliquer le programme du Comité. Il était en principe constitué d’un délégué de chacun des treize États intéressés, officiellement mandaté par les autorités administratives ou académiques de son pays. La France cependant, du fait qu’elle assurait la logistique de l’organisme et accueillait son siège social, jouissait d’une représentation privilégiée. The original Comité was a small organisation, of an official and essentially technical character, containing scarcely twenty members. Its role consisted of maintaining contacts between research teams (whether in place or proposed) in different countries, in order to achieve the Comité’s aims. In principle it was constituted with a delegate from each of thirteen interested countries, officially mandated by the administrative or academic authorities of those countries. France, however, because it assumed the logistics of the organisation and hosted its secretariat, enjoyed a privileged representation.
De 1955 à 1960, des réunions de travail eurent lieu à intervalles plus ou moins réguliers pour assurer la mise en place du Comité et le lancement de ses programmes. A partir de 1966, ces réunions se transformèrent en « colloques internationaux », qui permettaient de faire le point sur l’avancement du travail. Mais la nature même de ces rendez-vous commença à évoluer de session en session. Des « observateurs », désireux de se tenir au courant des activités du Comité, furent admis en nombre croissant à assister aux séances de travail ; le nombre des participants passa ainsi de vingt-huit en 1972 à quelque cent vingt-cinq en 1981. Par ailleurs, les membres du Comité prirent coutume de profiter de ces occasions pour présenter à leurs collègues le fruit de leurs recherches ; et, dès 1972, quelques « observateurs » furent admis à présenter eux aussi leurs travaux. From 1955 to 1960 working parties took place at more or less regular intervals to ensure the Comité’s existence and the launch of its programmes. From 1966, these meetings became international colloquia that reviewed the progress of research. However, the nature of these gatherings began to evolve from session to session. “Observers”, who wished to keep informed of the Comité’s activities, were admitted in increasing numbers; the number of participants grew from twenty-eight in 1972 to some 125 in 1981. Comité members took the opportunity of these occasions to present the fruits of their research to their colleagues; and, from 1972, some “observers” were also permitted to present their research.
Dans le même temps, la composition du Comité s’étoffa et sa nature se transforma par suite du désir de poursuivre la collaboration avec des membres qui, appelés à d’autres fonctions, auraient dû cesser de représenter leur pays, ou bien de coopter à titre individuel les savants dont le concours s’avérait utile. Au fil des réunions, le principe d’une représentation officielle des États devint plus ou moins fictif. At the same time the composition of the Comité grew and its nature was transformed by the desire both to pursue collaboration between members who, called to other duties, had ceased to represent their country, and also to co-opt scholars whose support had proved useful. In the course of these meetings the principle of official representation by national delegates became more or less a fiction.
Cet élargissement était aussi la conséquence de l’essor pris par les programmes du Comité et de l’intérêt qu’ils suscitaient. Il est vrai que le projet d’un glossaire général de la paléographie avait dû être reconsidéré, et subdivisé en deux opérations distinctes : l’une concernant les termes relatifs aux écritures, que pour des raisons méthodologiques autant que pratiques il était préférable de laisser provisoirement en suspens ; l’autre consacrée à la « codicologie » (c’est-à-dire à tous les autres aspects de l’étude des manuscrits), dont l’étape décisive fut franchie avec la publication, en 1985, d’un Vocabulaire codicologique du français. Le catalogage des manuscrits datés, en revanche, suscita un enthousiasme immédiat qui se traduisit rapidement par de nombreuses réalisations et qui ne s’est pas démenti depuis lors. C’est là, assurément, le grand oeuvre de la paléographie en ces cinquante dernières années. Les volumes (texte ou planches) parus à ce jour fournit à la communauté scientifique une documentation exceptionnelle sur l’évolution des écritures livresques, et il faudra sans doute plusieurs générations de paléographes pour en exploiter à fond les ressources [5]. Enlargement also resulted from the development of the Comité’s programmes and the interest they aroused. The aim of producing a general glossary of palaeographical terms had to be reconsidered, and was split into two separate operations: one for terms relating to handwriting, which for methodological as much as for practical reasons it was preferable temporarily to suspend; the other devoted to “codicology”, (i.e. all other aspects of manuscript study), for which a decisive step was taken in 1985 with the publication of a Vocabulaire codicologique in French. The cataloguing of dated and datable manuscripts, on the other hand, aroused immediate enthusiasm which was rapidly translated into numerous publications and has not ceased. This is, assuredly, the chief undertaking of the last fifty-seven years. The volumes (text and plates) which have appeared to date furnish an exceptional record of the evolution of book hands. It will undoubtedly take several generations of palaeographers to exploit this resource fully.[6]
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L’assemblée générale tenue lors du VIIe colloque (Londres, 1985) prit acte des évolutions intervenues dans la nature du Comité et marqua un tournant décisif. La notable augmentation des effectifs (atteignant alors quarante-sept membres), la disparition de son fondateur, Charles Samaran, ainsi que le départ à la retraite de son secrétaire général, Monique-Cécile Garand, qui avait été, vingt ans durant, la cheville ouvrière du Comité, rendaient nécessaire une profonde restructuration. Celle-ci se manifesta d’abord par l’adoption de la précision « paléographie latine » dans la désignation du Comité, afin de tenir compte de la création, au cours des années précédentes, d’organismes apparentés consacrés aux domaines grec et hébraïque. Plus fondamentalement, la réforme aboutit à l’adoption de statuts plus précis, fixant des règles pour la cooptation de nouveaux membres et instituant un Bureau suffisamment nombreux pour refléter la diversité des spécialités scientifiques et des origines géographiques. Il fut également résolu de poursuivre graduellement l’élargissement numérique du Comité jusqu’à soixante-quinze membres — chiffre qui a été atteint en 2000. The General Assembly held at the Seventh colloquium (London, 1985) acted upon these changes in the Comité’s nature and marked a decisive turning point. The notable increase in membership (forty-seven members), the death of the founder, Charles Samaran, and the retirement of its Secretary General, Monique-Cécile Ga­rand, who had acted as linchpin of the Comité over twenty five years, necessitated its restructuring. This first manifested itself in the adoption of the term “Paléographie Latine” in the Comité’s designation, taking account of the creation, in preceding years, of similar organisations devoted to Greek and Hebrew palaeography. More fundamentally, the reform led to the adoption of more precise statutes, establishing regulations for the co-option of new members and instituting a Bureau sufficiently large enough to reflect the diverse range of members’ specialisms and geographical origins. It was also resolved gradually to increase the number of members to seventy-five – a number achieved in 2000.
Le Comité est ainsi progressivement passé d’un organisme technique regroupant les représentants des États, à une association de savants de caractère académique, dont l’autorité sur le plan international tient de la somme de celles de ses membres et non d’une mission qui lui aurait été confiée. Cette évolution s’est doublée d’une large ouverture vers les différents domaines de la recherche historique aujourd’hui défrichés sous l’appellation générale de « paléographie ». The Comité has thus evolved from a technical organisation of national delegates to an association of scholars, whose authority on the international map derives from the sum of that of its members and not from any mission confided to it. This evolution is accompanied by the large growth in differing fields of historical research subsumed today under the general term “palaeography”.  
Le champ d’application de cette discipline s’est en effet considérablement élargi depuis un demi-siècle, et l’on est fondé à penser que l’action du Comité international de paléographie, menée en concertation avec d’autres institutions scientifiques (et particulièrement avec l’Institut de recherche et d’histoire des textes), y a largement contribué. Partis des deux acceptions de la paléographie qui avaient cours au XIXe siècle — l’une philologique, l’autre bibliographique, les paléographes en sont venus à étendre leur curiosité à tout ce qui touche à l’activité graphique dans une perspective historique : la morphologie de l’écriture en usage dans les livres comme dans les documents, la tradition des textes, la structure du livre manuscrit, les techniques de préparation du support de l’écriture, l’acte d’écrire lui-même, la sociologie de l’écriture, l’épigraphie, la reliure, et bien d’autres sujets étroitement apparentés. Étant entendu que l’adjectif « latine » se réfère à l’alphabet utilisé et non à la langue, la paléographie latine étend son domaine chronologique de l’Antiquité à nos jours ; archéologiquement, elle s’intéresse à la production graphique quels qu’en soient le support, la présentation ou la nature juridique, du moment que cette production est manuscrite. Mais la codicologie du bas Moyen Âge ne se conçoit plus sans prendre en compte les incunables, et il existe une paléographie typographique que les paléographes reconnaissent comme leur. Certes, chacun n’a pas vocation à parcourir la totalité d’un tel domaine, et les spécialisations sont d’autant plus nombreuses que l’éventail s’élargit. Néanmoins, l’unité de la discipline est une réalité, et il est naturel de trouver, dans la composition du Comité, le reflet de la variété de ses composantes. The scope of the discipline has developed considerably over half a century, to which one is justified in thinking that the Comité’s activity, in concert with other institutions (particularly the Institut de recherche et d’histoire des textes), has largely contributed. From the two meanings which palaeography had in the 19th century – the one philological, the other bibliographical – palaeographers have extended the scope of their researches into everything that touches upon graphic activity within an historical perspective: the morphology of writing used in books as well as in documents, the tradition of texts, the structure of the manuscript book, production techniques of writing materials, the act of writing itself, the sociology of writing, epigraphy, binding, and many other related subjects. Since the adjective “latine” refers to the alphabet used and not the language, the scope of Latin palaeography extends from Antiquity until today; in archaeology, it includes graphic production, from the moment of writing, in whatever medium, or whatever the presentation or juridical nature. Later medieval codicology no longer ignores incunables, and there is a palaeography of typography. No-one has the calling to take in the entire range of such a scope, and specialisms have become more numerous as the discipline has grown. Neverthless, its unity is a reality, and it is natural to find reflected in the Comité’s composition the variety of its members’ interests.
Les colloques organisés depuis 1985 ont parfaitement traduit ces nouvelles orientations, tant par la participation que par les sujets qui y ont été traités. Si la fréquentation ne s’est que modérément développée (pour de simples raisons d’organisation matérielle), les programmes scientifiques se sont considérablement étoffés, les membres du Comité laissant largement la parole aux autres intervenants. Du même coup, il est devenu nécessaire de proposer un cadre pour cette abondante matière. Colloquia organised since 1985 have reflected these new approaches, not only through participants but in the subjects discussed. If attendance has only grown moderately (for purely organisational reasons), programmes have grown considerably, Comité members largely leaving the floor to other speakers. It has become necessary to provide a framework for this abundant material.
Dès le colloque suivant (Madrid, 1987), les communications s’agencèrent autour de trois thèmes : une section consacrée aux nouveautés et recherches méthodologiques, poursuivait la tradition des réunions antérieures ; une autre, consacrée à la mise en page, permit de manifester l’intérêt du Comité pour les nouvelles orientations de la codicologie ; enfin, le lieu de la réunion fournissait l’occasion d’aborder, dans une troisième, les problèmes spécifiques à la Péninsule ibérique. Poursuivant dans le même sens, le colloque du Vatican (1990) s’est consacré à un sujet unique, mais de grande envergure : celui des critères de datation et de localisation des documents anciens : paléographes, codicologues et historiens de l’enluminure ont ainsi pu confronter leur approche, et comparer la fiabilité des diagnostics qu’elles autorisent. Les colloques suivants jusqu’en 2022 (v. ci-dessous) ont exploré des thèmes des plus variés et toujours pertinents, dont Scribes et colophons (Erice 1993), La conservation des manuscrits et des archives au Moyen Age (Bruxelles 1995),  Le statut du scripteur (Cluny 1998), La collaboration dans la production de l’écrit médiéval (Weingarten 2000), Régionalisme et internationalisme :  problèmes de paléographie et codicologie du Moyen Âge (Vienne 2005), Enseigner l’écriture – Apprendre à écrire (Londres 2005), Les autographes du Moyen Âge (Ljubljana 2010), Le scriptorium (Saint-Gall 2013), Le changement dans les écritures et les manuscrits du Moyen Age et de la Renaissance (Berlin 2015), Les scribes et la présentation du texte (New Haven, Ct 2017), L’émergence des écrits en langue vulgaire (Florence 2020) et Rencontres et culture écrite : influence, échange, transfert, réception ? (Prague 2022).  Le colloque de 2003, organisé à Enghien, fut un jubilé paléographique, une rétrospective du travail fait depuis 1953.  Les actes de Ljubljana 2010 et depuis Berlin 2015 paraissent dans la série Bibliologia publiée par Brepols et sont donc facilement repérables.  At the following colloquium (Madrid, 1987), papers focussed upon three themes : new work and methodological research, following the tradition of previous colloquia; the mise en page, manifesting the Comité’s interest in the new approaches of codicology; and specific problems in Iberian palaeo­graphy. Following the same pattern, the Vatican colloquium (1990) was devoted to a single but large-scale theme, that of criteria for dating and localising ancient documents. Palaeo­graphers, codicologists and art historians compared and contrast­ed their approaches, and assessed the reliability of the criteria they adopted.At the following colloquium (Madrid, 1987), papers focussed upon three themes : new work and methodological research, following the tradition of previous colloquia; the mise en page, manifesting the Comité’s interest in the new approaches of codicology; and specific problems in Iberian palaeo­graphy. Following the same pattern, the Vatican colloquium (1990) was devoted to a single but large-scale theme, that of criteria for dating and localising ancient documents. Palaeo­graphers, codicologists and art historians compared and contrast­ed their approaches, and assessed the reliability of the criteria they adopted. The following colloquia until 2022 (see below) have explored a series of relevant subjects, such as Scribes and colophons (Erice 1993), The conservation of manuscripts and archives in the Middle Ages (Brussels 1995), The status of the scribe (Cluny 1998), Collaboration in the production of the medieval written product (Weingarten 2000), Regionalism and internationalism: problems of Medieval palaeography and codicology (Vienna 2005), Teaching Writing – Learning to Write (London 2005), Medieval Autograph Manuscripts (Ljubljana 2010), The Scriptorium (Saint Gall 2013), Change in Medieval and Renaissance Scripts and Manuscripts (Berlin 2015), Scribes and the Presentation of Texts (New Haven, Ct), The Rise of Vernacular Writing (Florence 2020) and Encounters in written culture: influence, interchange, transfer, reception? (Prague 2022).  The colloquium of 2003 in Enghien was a palaeographical jubilee, a retrospective of the work done in the field since 1953.  The acts of Ljubljana 2010 and since Berlin 2015 have appeared in the series Bibliologia published by Brepols and are easy to find.
Le travail scientifique des réunions a manifestement gagné en qualité à se focaliser autour de grands thèmes prédéfinis, plutôt que de se disperser dans des exposés inspirés par la conjoncture. Aussi le principe de colloques à thème unique, annoncé largement à l’avance et préparé par la diffusion d’un syllabus programmatique, est-il devenu la règle.  Meetings have undoubtedly gained in quality by focusing on broad predefined themes, rather than tackling too many talks inspired by conjecture. The principle of a colloquium with a single theme, announced well in advance and prepared by the distribution of a programme, has become the rule.
Le succès de ces réunions se traduit par une fréquentation nombreuse et constamment renouvelée, qui s’étend très largement au delà du petit cercle que constitue le Comité proprement dit. C’est là un témoignage très encourageant de la santé de la paléographie : la doyenne des « sciences auxiliaires de l’histoire » (pour utiliser une formule un peu désuète) est en pleine jeunesse. De sorte que la nécessité a été ressentie d’offrir à ses adeptes, à côté du CIPL, dont la mission spécifique demeure inchangée, une structure plus souple, largement ouverte aux jeunes générations. Une association organiquement liée au Comité a été créée dans cet esprit, à l’occasion du Xe Colloque (Erice, 1993), et a pris son essor définitif lors de celui de Bruxelles (1995), sous le nom d’ APICES, Association paléographique internationale : culture, écriture, société, The success of these meetings is evidenced by numerous and constantly renewed audiences, which extend well beyond the small circle of the Comité properly speaking. This is an encouraging witness to the flourishing health of palaeography, the doyenne of «auxiliary historical sciences» (to adopt a now little-used formula). So much so that it has been felt necessary to establish alongside CIPL, whose specific mission remains unchang­ed, a more flexible organisation, open to younger scholars. In this spirit an association linked to the Comité was created on the occasion of the Tenth colloquium (Erice, 1993), and has grown since that at Brussels (1995) under the name of APICES, Association paléogra­phique internationale : culture, écriture, société.

[1[1] Cette présentation se fonde largement sur une chronique d’Emmanuel Poulle parue dans Bibliothèque de l’Ecole des chartes, t. 145, 1987, p. 445-448.

[2] Voir pp. 36-39 la liste récapitulative des colloques et des publications y afférentes.

[3] This account derives mainly from the account given by Emmanuel Poulle in Bibliothèque de l’École des chartes, 45 (1987), 445-448.

[4] See below for a list of colloquia and resulting publications.

[5] Pour une présentation générale de l’entreprise, voir Bibliothèque de l’École des chartes, t. 184, 1976, p. 389-395 ; et Les manuscrits datés, premier bilan et perspectives / Die datierten Handschriften, erste Bilanz und Perpspektiven (Neuchâtel/Neuenburg, 1983), Paris, 1985 (Rubricae, 2).

[6] For a general account of the enterprise, see Bibliothèque de l’École des chartes, 134 (1976), 389-395; and Les manuscrits datés, premier bilan et perspectives / Die datierten Handschriften, erste Bilanz und Perspectiven (Neuchâtel / Neuenburg, 1983), Paris, 1985 (Rubricae, 2 ).